C'est précisément là qu'un courtier hypothécaire peut faire une différence. Son travail ne consiste pas seulement à rechercher un taux hypothécaire avantageux. Il peut également déterminer quel prêteur est le mieux adapté à votre situation financière.
1. Les allocations familiales ne sont pas toujours considérées de la même façon
Les allocations familiales peuvent contribuer au revenu utilisé pour qualifier une famille, mais les critères peuvent varier d'un prêteur à l'autre.
L'âge des enfants, la durée pendant laquelle les prestations devraient continuer d'être versées et les politiques internes du prêteur peuvent notamment influencer le montant qui sera retenu.
Deux institutions peuvent donc analyser la même famille et arriver à une capacité d'emprunt différente.
2. Le revenu d'un employé peut être calculé différemment
Même pour un salarié, déterminer le revenu admissible n'est pas toujours aussi simple que de regarder le salaire inscrit sur une fiche de paie.
Un employé peut recevoir un salaire de base, des heures supplémentaires, des primes, des commissions, des pourboires ou avoir des heures variables.
Selon le prêteur, certains de ces revenus peuvent être reconnus entièrement, partiellement ou nécessiter un historique avant d'être considérés.
Un dossier refusé parce que le revenu reconnu était insuffisant auprès d'une institution pourrait donc être analysé différemment par une autre.
3. Les travailleurs autonomes ne sont pas tous analysés de la même manière
Les dossiers de travailleurs autonomes sont probablement parmi les meilleurs exemples de différences importantes entre les prêteurs.
Le revenu imposable déclaré n'est pas nécessairement le seul élément qui peut être considéré. La structure de l'entreprise, l'historique des revenus, certaines dépenses et les documents disponibles peuvent influencer l'analyse.
Certains prêteurs et certains programmes hypothécaires sont également mieux adaptés que d'autres aux travailleurs autonomes.
Le choix du prêteur peut donc avoir une influence considérable sur le résultat du dossier.
4. Les revenus locatifs peuvent être calculés de plusieurs façons
Pour les propriétaires d'immeubles locatifs et les investisseurs immobiliers, la méthode utilisée pour calculer les revenus locatifs peut changer considérablement la capacité d'emprunt.
Selon le prêteur et le type de propriété, l'analyse peut notamment tenir compte d'un pourcentage des loyers ou utiliser une approche basée davantage sur les revenus et les dépenses de l'immeuble.
Un investisseur peut donc être considéré comme trop endetté selon la méthode d'une institution et présenter des ratios acceptables auprès d'une autre.
5. Les paiements de cartes de crédit peuvent être considérés différemment
Lorsqu'une personne possède des soldes sur ses cartes de crédit, le prêteur doit tenir compte d'une obligation mensuelle dans le calcul de son endettement.
Cependant, la façon dont cette obligation est déterminée peut varier selon les politiques applicables au dossier.
Pour un emprunteur dont les ratios d'endettement sont près de la limite permise, une différence dans le paiement retenu peut parfois faire la différence entre une approbation et un refus.
6. Les marges de crédit peuvent également modifier le résultat
Le même principe peut s'appliquer aux marges de crédit. Une marge utilisée, une marge garantie par un actif ou certaines autres formes de crédit peuvent être traitées différemment selon les politiques du prêteur.
Encore une fois, ce qui semble être une petite différence dans le calcul d'une dette peut avoir un impact important lorsque les ratios d'endettement sont près des limites d'admissibilité.
7. Equifax et TransUnion ne contiennent pas nécessairement exactement la même information
Au Canada, les deux principales agences d'évaluation du crédit sont Equifax et TransUnion.
Toutes les institutions financières n'utilisent pas nécessairement le même bureau de crédit et les informations contenues dans les deux dossiers peuvent présenter certaines différences.
Les pointages peuvent également différer puisque plusieurs modèles de calcul peuvent être utilisés.
Un problème apparaissant dans l'analyse de crédit effectuée par une institution peut donc avoir un impact différent auprès d'un autre prêteur.
8. Chaque institution possède ses propres politiques de risque
Respecter les ratios d'endettement et avoir un bon dossier de crédit ne garantit pas automatiquement qu'une institution acceptera un financement.
Les prêteurs possèdent leurs propres politiques internes concernant notamment le type de propriété, la provenance de la mise de fonds, la stabilité des revenus, le crédit et différents facteurs de risque.
Un dossier peut donc être parfaitement acceptable pour un prêteur tout en ne respectant pas une politique interne d'une autre institution.
9. Une banque peut avoir atteint sa limite avec un investisseur immobilier
Cette situation est particulièrement importante pour les investisseurs immobiliers.
Certaines institutions peuvent imposer leurs propres limites quant au nombre d'immeubles qu'elles souhaitent financer pour un même client ou au montant total de financement qu'elles sont disposées à lui accorder.
Un investisseur peut donc posséder d'excellents immeubles, de bons revenus, un bon dossier de crédit et suffisamment d'équité, mais tout de même recevoir un refus parce qu'il a atteint une limite interne de l'institution.
Dans cette situation, le problème n'est pas nécessairement la capacité financière de l'investisseur. Il peut simplement avoir atteint la limite que cette banque souhaite financer.
10. Le courtier peut choisir le prêteur en fonction du dossier
C'est probablement la différence la plus importante.
Lorsqu'un emprunteur présente sa demande directement à une institution financière, son dossier est évalué selon les produits et les politiques de cette institution.
Un courtier hypothécaire peut plutôt analyser les particularités du dossier et déterminer quels prêteurs sont les mieux adaptés à la situation du client.
Il peut notamment tenir compte de la façon dont différents prêteurs analysent les revenus, les dettes, le crédit, les revenus locatifs et le profil global de l'emprunteur.
Un refus hypothécaire n'est donc pas nécessairement la fin du processus
Si votre banque a refusé votre demande hypothécaire, il peut être pertinent d'obtenir un deuxième avis avant d'abandonner votre projet.
Ce n'est pas toujours votre dossier qui est le problème. Parfois, c'est simplement qu'il a été présenté au mauvais prêteur.
Comme courtier hypothécaire à Gatineau, mon rôle consiste notamment à analyser votre situation, à comprendre les raisons du refus et à déterminer si une autre institution financière pourrait évaluer votre dossier différemment.
Une approbation ne peut évidemment jamais être garantie, mais un refus auprès d'une institution ne signifie pas automatiquement qu'aucune autre solution hypothécaire n'est possible.
Votre demande hypothécaire a été refusée?
Avant de conclure que votre projet est impossible, faites analyser votre dossier par un courtier hypothécaire. Une différence dans la façon de calculer vos revenus, vos dettes ou vos revenus locatifs peut parfois complètement changer le résultat.
Steeve Harvey
Courtier hypothécaire – Gatineau

